L’Architecte d’intérieur & designer conçoit nos espaces de vie pour aujourd’hui et pour demain.

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Cycle de conférences

Par Jean-Pierre Constant

De 19h à 21h à l’école Camondo

24 janvier 2019 : Objets d’arts, objets d’âmes

31 janvier 2019 : Je biffe, tu chines…

7 février 2019 : Qui sort dîne ?

14 février 2019 : Un roi «sur son c**»

14 mars 2019 : Comment peut-on être Versaillais (au XVIIe siècle) ?

21 mars 2019 : Entre Régence et Révolution: s’asseoir, s’étendre, souper et se coucher

4 avril 2019 : Quand le XIXe siècle prend le train

11 avril 2019  : De l’Art nouveau à l’art… bobo  ?

 

Plein tarif : 80 euros

Tarif réduit : 40 euros

Réservé aux personnels et/ou enseignants et/ou étudiants de AD Magazine, du MAD et de l’école Camondo.
Vous devrez vous inscrire avec une adresse mail @ecolecamondo.fr, @ecolecamondo.net, @madparis.fr ou @condenast.fr
un justificatif sera à présenter lors du contrôle des billets : carte d’identité, carte professionnelle ou carte étudiante.

Plein tarif : 12 euros

Tarif réduit : 6 euros

Réservé aux personnels et/ou enseignants et/ou étudiants de AD Magazine, du MAD et de l’école Camondo.
Vous devrez vous inscrire avec une adresse mail @ecolecamondo.fr, @ecolecamondo.net, @madparis.fr ou @condenast.fr
un justificatif sera à présenter lors du contrôle des billets : carte d’identité, carte professionnelle ou carte étudiante.

Jean Royère Canapé Boule à dossier banane-Photo Michel Abeille pour EKTA Abeille 1959

Que collections-nous ?

S’il est à peu près évident que collectionner des œuvres d’art relève du « bon goût » (parfaitement évolutif, relatif donc), la catégorisation historique des objets usuels – ils doivent répondre à la notion napoléonienne du « Beau dans l’utile » – rend plus intrigante les raisons de leur acquisition. C’est à cette recherche, sentimentale quand elle n’est pas strictement mercantile, que nous nous intéresserons d’abord.

Carte postale Flambeaux et bureau de madame de Pompadour

Nous cherchons.

Chaque époque a ses lubies, ses envies, et sa terminologie. Ses professions aussi. La brocante n’échappe pas à la règle. De louis XI à nos jours, Paris se lit comme une carte au trésor, entre St Germain-des-Près et le Marais revivifié. Chacun sa place, son métier : biffin, antiquaire, ou galeriste. Dis-moi où tu chines, je te dirai qui tu es.

Trône dit de Dagobert

Moyen Âge et voluptés

La recherche d’aisance que manifesta fort tôt le « Moyen Age » itinérant (jamais médiocre), oblige à moins de rigueur dans le jugement que trop d’historiens ont porté sur une période millénaire pourtant raffinée. Les usages qui naissent avec l’ère médiévale, et les objets qui leur sont propres, témoignent en faveur d’une civilisation souveraine, lettrée, entre hanaps et soieries, tapisseries, poulaines et courtoisie recommandée.

Assises et Renaissance

L’assise dans sa diversité, au temps de la Renaissance, illustre de façon plaisante la manière subtile et contraignante dont le protocole, issu de la cour espagnole, devait modifier les attitudes françaises. Ne s’assoie pas qui veut, où il veut, quand il veut. Seul le duc de Nemours peut oser voler par dessus les sièges du Louvre pour atteindre sa Princesse de Clèves. L’amour est asocial. Pas le mobilier.

Baroque et standards

Pas classique pour deux sols, Louis XIV en ses domaines se voulait moderne. Il le devint. Et son baroque est aujourd’hui entré dans le domaine de l’exemplarité d’un art français abouti, orgueilleux quoique flatteur, et terriblement envié par le monde. Ses manières, autant que les objets qui leur sont corrélés  fixent à jamais la mémoire d’une étiquette qui tenta de combiner plaisir, cruauté et civilité.

Beautiran-Musée des Techniques-la chambre-©.JPG

Des liaisons dangereuses

Paris devint une fête à la Régence. Entre courbes, contrecourbes, rectitude et faisceaux révolutionnaires, les meubles XVIIIe forment un véritable catalogue évolutif des tentations multiples d’un siècle en ébullition. D’un style à l’autre, le meuble – dont le lit est une forme de summum – se plie aux exigences mondaines, pas forcément confortables mais érotiques, d’un âge finissant qui devait ériger le plaisir en art de vivre, dangereux certes parce qu’éphémère, mais diablement attractif.

Fumeuse à boîte du XIXème siècle – crédits photos Meubliz

Tout confort et mécanique

La modernité, sur rail à strictement parler, devait casser les codes d’une valse des objets jusqu’alors soumis aux caprices monarchiques de l’histoire. Confort d’abord , Grandiloquence aussi. Ce qui est grand, pour ne pas dire gros, peut être beau. Un credo bourgeois. Il suffit que la « chose » soit à la mode.

La France triomphe au temps des Expositions universelles qui feront se gausser Ernest Renan: « L’Europe, dira-t-il, s’est déplacée pour voir des marchandises ».

Injuste en partie, la sentence mérite que l’on prenne le temps de s’y arrêter.

 Fauteuil tournant 3317» Œuf» de Arne Jacobsen-crédits PAF 1973

Pop à tout prix

Lassé des historicismes et des éclectismes du, voire des siècles précédents, le XXe siècle, dont nous achevons la course, a vu se diviser les marchés et les goûts, forcément liés à des styles de vie aussi mutants que les progrès rapides, et les défaites, qu’il a vu naître. Le schisme tradition/modernité que déclencha l’Expo 25 perdure. L’Art nouveau passé, socialisant, on ne rêva plus que révolution structurelle, simplification stylistique (un style en soi) et, chemin faisant, consécration d’une nouvelle étoile: le designer. Certains cependant, moins férus de « design », poursuivent leur quête de l’objet rare dans les brocantes, les « vide-greniers »… au nom d’un néo-rustique favorable aux préoccupations écologiques d’un monde divisé: le nôtre.

 

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