L’Architecte d’intérieur & designer conçoit nos espaces de vie pour aujourd’hui et pour demain.

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L’Extérieur, 2019

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Intérieur / extérieur: au premier regard, ce sont deux opposés distincts, l’un délimitant l’autre en l’excluant. L’architecture dessine et incarne dans l’espace cette dualité apparemment figée: l’intérieur, protecteur, familier, proche, stable, limité par les murs, abrite et s’oppose à l’extérieur qui l’environne, potentiellement dangereux, étranger, vaste et changeant. L’intérieur architectural protège ou enferme en séparant le sujet de l’altérité extérieure. Le couple intérieur/extérieur résonne alors avec la traditionnelle opposition sujet / objet: depuis l’intérieur, le sujet se distingue du monde des objets extérieurs. La vocation de l’architecture serait donc de délimiter des intérieurs-sujets dans un mode-objet.

Pourtant, la limite entre intérieur et extérieur n’est pas si nette. A l’échelle de l’architecture, on peut constater des porosités: qu’il s’agisse de lumière, de son, d’ondes électromagnétiques, d’énergie thermique ou de pollution atmosphérique, l’extérieur pénètre dans l’intérieur et l’intérieur rayonne vers l’extérieur. De même à l’échelle de l’individu et des perceptions, lorsque je regarde à l’extérieur, mon regard se projette de l’intérieur vers l’extérieur, mais dans le même temps ce que je vois entre en moi. L’extérieur pur n’est pas pensable. En effet, tout extérieur est intériorisé par le sujet qui le perçoit, donc jamais pur extérieur, et d’autre part l’extérieur constitue pour le sujet un milieu qui influence son état intérieur, qui n’est donc jamais pur intérieur. (La physique quantique a mis en équation ce lien mystérieux entre l’observateur et l’objet extérieur transformé par l’observation même.)

Intérieur / extérieur : il apparaît donc que la limite entre les deux termes n’est pas si nette et que les deux s’interpénètrent. Cette intuition peut nous aider à penser des espaces et des objets qui ne dissocient plus intérieur et extérieur d’une manière trop schématique et définitive, mais qui les prennent en compte comme un couple indissociable pour interroger la complexité du projet d’habiter.

 

Quatre axes seront explorés : L’Extérieur comme principe du projet, l’Extérieur comme apparence, L’Extérieur comme milieu, l’Extérieur comme intérieur.

  • L’extérieur comme principe du projet

Le thème de l’extérieur nous permet de déplacer notre regard sur la conception des espaces intérieurs et des objets, en nous situant à l’extérieur du strict cadre des métiers et de leur enseignement. De plus, nous considérerons que le cadre du projet est l’extérieur, c’est-à-dire le monde ambiant dans son ensemble, et non seulement l’architecture envisagée comme un contenant délimitant l’intérieur.

Tout projet est la projection d’une volonté intérieure vers un extérieur. La création du premier outil, de la première pierre taillée, a mis à distance le monde et l’a fondé comme milieu extérieur utile aux besoins et désirs intérieurs, comme exploitable. Mais le projet trouve aussi sa source dans l’extérieur, comme monde de réalités et d’idées données, intériorisées et interprétées.

 

  • L’extérieur comme apparence

Le premier intérieur est le corps, le premier extérieur le monde, dès la limite de la peau. L’apparence exprime les états intérieurs d’une personne. D’une manière similaire, la façade d’une  architecture ou la surface d’un objet est une peau qui à la fois peut masquer et dévoiler son intérieur.

La surface extérieure peut être le visage expressif d’une intériorité. La surface extérieure d’un bâtiment ou d’un objet, sa matière et son décor, peuvent être l’expression fondamentale d’un projet qui prend sa source dans la source plus profonde intériorité.

 

  • L’extérieur comme milieu

Nous pouvons considérer l’extérieur comme un monde donné sur lequel nous pouvons agir en le transformant. On peut supposer que l’homme est libre de soumettre l’ensemble du monde au pouvoir des actions techniques. Pourtant, notre société hyper industrielle produit ce que les économistes nomment des “externalités négatives” – des effets indésirables de l’utilisation des ressources et des énergies qui auraient des conséquences irréversibles sur le climat et le milieu de vie humain. Comment concevoir le projet dans cette situation critique où, invoquant l’utilité, l’invention humaine détruit en s’extériorisant ?

 

  • L’extérieur comme intérieur

Le monde extérieur se projette à l’intérieur de nous. Dès lors que nous le percevons, il existe comme une projection intérieure. Ainsi, les espaces habités, donnés comme extérieurs à nous, construisent nos états intérieurs. L’architecture et les objets ont ainsi un pouvoir sur notre affectivité; un espace qui nous rend gai ou triste est lui-même qualifié de gai ou triste: c’est notre intérieur qui se reflète sur l’extérieur comme sur un miroir de notre vie intérieure. Habiter, c’est donc aussi projeter notre intériorité en dehors des limites de notre corps.

Programmation et coordination du Chaudron :
Cendrine de Susbielle et Vincent Tordjman

Jeudi 12 septembre

 

10H  Introduction par René-Jacques Mayer, Directeur de l’école Camondo et Vincent Tordjman, designer

 

10H15   Conférence inaugurale :  Exister au dehors de soi : la demeure humaine  par Augustin Berque

L’habitation humaine ne se borne pas au logement des corps dans des « machines à habiter » ; c’est le foyer de l’écoumène (ἡ οἰκουμένη, « l’habitée »), tissu des systèmes écologiques, techniques et symboliques qui, au dehors des limites du corps physiologique,  font exister – ek-sistere, « se tenir au dehors » – l’être humain sur la Terre. L’écoumène, ensemble des milieux humains, c’est la demeure de notre être. Elle s’est constituée historiquement (évolutionnairement) dans un couplage dynamique avec l’émergence du genre Homo. Si chaque être humain a toujours le for intérieur de sa propre conscience, il ne pourrait pas vivre – il n’existerait même pas – sans cette sortie au dehors de soi dans un certain milieu.

Augustin Berque est géographe, orientaliste, et philosophe.  Ses travaux portent sur ce qu’il nomme l’écoumène, qu’il définit comme la relation de l’humanité à l’étendue terrestre.  Ses travaux ont élaboré une théorie des milieux humains, la mésologie. Son dernier livre, Descendre des étoiles, monter de la terre – La trajection de l’architecture, pose la question fondamentale du lien de l’architecture à son contexte concret et symbolique. En 2018, il a été lauréat du prix international japonais Cosmos, considéré comme le prix Nobel de l’écologie.

 

11h30-12h00 Projections  : Télescope intérieur, une œuvre spatiale d’Eduardo Kac,  un film de  Virgile Novarina
(35 min. / 2017)


Conçue pour exister en apesanteur par l’artiste Eduardo Kac et réalisée à bord de la Station Spatiale Internationale par l’astronaute français Thomas Pesquet, l’œuvre « Télescope intérieur » pose le premier jalon d’une nouvelle forme de création artistique et poétique, libérée des contraintes de la pesanteur. Ce film nous entraîne dans cette aventure artistique et scientifique, depuis la conception de l’œuvre dans l’atelier d’Eduardo Kac à Chicago, jusqu’à sa réalisation en orbite par Thomas Pesquet à 400 km de la Terre, lors de la mission Proxima de l’Agence spatiale européenne. © Observatoire de l’espace du CNES

 

12h15 Conférence : Nicolas Schöffer  par  Eleonore de Lavandeyra Schöffer

 

Eléonore Schöffer est artiste, plasticienne, poète et conservatrice de l’œuvre de Nicolas Schöffer (1912 – 1992), artiste et théoricien polyvalent, représentant majeur de l’art cinétique, précurseur de l’art électronique et numérique. Il est l’inventeur du spatiodynamisme, «intégration constructive et dynamique de l’espace dans l’œuvre plastique», et de la première sculpture multimedia interactive au monde en 1955, dotée d’un système d’interaction temps réel avec capteurs. Il invente ainsi l’art cybernétique qui permet l’établissement d’un dialogue entre l’œuvre et son environnement. Au-delà de son activité d’artiste pluridisciplinaire, il s’est consacré aussi à l’enseignement, à la création de plusieurs films ainsi qu’à la rédaction de nombreux ouvrages d’esthétique et de cybernétique (La ville cybernétique, 1969   ; La nouvelle charte de la ville, 1974).

 

12H15 Conférence : La collection Héritages de Jean Baptiste Auvray avec Thierry de Beaumont

 

Jean Baptiste Auvray est designer et enseignant à l’école Camondo  ; il fonde l’Agence Auvray à Annecy et Paris avec pour objectif d’allier les savoir-faire les plus exigeants à un design sensible basé sur la relation à la matière et à l’Humain. Il conçoit les scénographies éphémères de la maison Van Cleef & Arpels.

Thierry de Beaumont est auteur et journaliste et enseignant à l’école Camondo. Coauteur du Dictionnaire du design et des arts appliqués en 1996, puis des Années 90 d’Anne Bony, il a aussi publié de très nombreuses monographies d’artistes : Made in Daney (2008), Cenae 9 et Michel Suzuki, perles d’art (2009), Philippe Baldwin et Monica Guggisberg, l’Arche de Verre (2011), Shark (2014), Quantum of Art (2017). Il est également commissaire d’expositions et conférencier.

 

12H15 Conférence : Les Pollutions dites intérieures par Nhân Pham-Thi

 

Le docteur Thuong Nhân Pham Thi est un allergologue spécialisé en Pneumologie et Allergologie pédiatriques. Il contribue au développement de la médecine environnementale de demain.
En 2013, il intègre l’hôpital Necker Enfants Malades à Paris, en tant que praticien hospitalier et exerce en parallèle une activité libérale en cabinet de groupe. Le docteur Pham-Thi s’investit également dans la recherche et l’enseignement dans une unité du CNRS et à la Faculté René Descartes Paris 5.
Il est également membre expert de l’Association de Recherche Clinique en Allergologie et Asthmologie (ARCAA)

 

13h15-14h15 Projection dans le cube –  Tadashi Kawamata, Work in Progress Un film de Gilles Coudert (2005 / 52 min.  / Version anglais – Sous-titres français)

 

Une rétrospective de l’œuvre de l’artiste japonais Tadashi Kawamata racontée par lui-même,  au fil d’une déambulation à travers les villes de Tokyo, New York et Paris. De ses premières peintures dans son atelier au Japon jusqu’à ses installations monumentales, son récit est entrecoupé de séquences filmées qui montrent la diversité des espaces qu’il  investit (privé, public, industriel, historique, religieux, etc.) ainsi que la particularité des contextes dans lesquelles il intervient. Ce film donne la mesure d’une démarche artistique à la fois solitaire et hautement sociable. © a.p.r.e.s production

 

14H30 Projection Quand l’art donne le tempo ! Un film de Gilles Coudert(2009 / 52 min. / Version originale – Sous-titres français & anglais)

 

Ce film présente les interventions artistiques de Betty Bui, Daniel Buren, Jace, Tadashi Kawamata et Louis Pavageau dans le cadre du festival « Leu Tempo Festival » organisé par le Séchoir, scène conventionnée ainsi que le suivi des workshops dirigés par Betty Bui et Tadashi Kawamata avec les étudiants des écoles d’art et d’architecture de la Réunion. © a.p.r.e.s production

 

 

14H30 Conférence : Twin Peaks, Lost, l’extérieur comme personnage par Pacôme Thiellement

 

Pacôme Thiellement est journaliste, écrivain, essayiste et réalisateur. Rock, cinéma, théologie, ésotérisme: sa culture pop ogresque est, avant tout, un regard porté sur le monde. Il s’est d’abord illustré dans le milieu de la bande dessinée en dirigeant le fanzine   Réciproquement, en 1990. En 1998, il crée la revue  Spectre. Il publie son premier livre en 2002, Poppermost. Il se consacre par ailleurs au cinéma expérimental: certaines de ses œuvres ont notamment été projetées au   Palais de Tokyo.

 

14H30 Conférence : Ce que nous disent ces extérieurs qui n’existent pas. L’architecture intérieure et le design à l’épreuve du confinement et de l’isolement par Charlotte Poupon

 

 

Charlotte Poupon est enseignante à l’école Camondo, designer, diplômée de l’ENSCI-Les Ateliers. Elle étudie l’habitabilité des environnements isolés et confinés, extrêmes et inhabituels afin d’extrapoler les conditions de vie et de travail des astronautes qui participeront aux futurs vols spatiaux de longue durée… vers Mars ! Réserviste dans le Marine nationale, elle prépare un son doctorat en esthétique et en neurosciences.

 

 

16H30 Conférence : La Ville (in) hospitalière par Charlotte Renouprez et Laurent Toussaint (Design For Everyone)

 

 

Design for everyone est un collectif belge fondé par Charlotte Renouprez et Laurent Toussaint. Il sillonne les rues de Bruxelles à la recherche « d’architectures hostiles » comme des bancs au design inadapté pour les SDF, afin de les transformer en surfaces planes. Le collectif a décidé d’agir pour redonner la possibilité aux sans-abris de retrouver un peu de confort. Le collectif souhaite également questionner les habitants sur leur vision du mobilier urbain et de la ville.

 

16H30 Conférence : International Design Expeditions par Mathilde Brétillot

 

 

Mathilde Brétillot est architecte d’intérieur et designer et enseigne à l’école Camondo. Elle est cofondatrice et Directrice artistique de International Design Expeditions:la mise en relation de designers internationaux et des territoires à travers une expérience création/production simultanée. Cette année: Ceramic &Food

16H30 Conférence : Psychanalyse de l’aéroport international par Stéphane Degoutin

 

 

Artiste, écrivain, chercheur, Stéphane Degoutin est né à Toronto (Canada) et vit et travaille à Paris. Ses thèmes de recherche portent sur l’humanité après l’homme, la ville après l’espace public, l’architecture après le plaisir. Ses projets enquêtent sur des situations d’ambivalence, entre la guerre et la danse, entre le plaisir sexuel et le non-lieu, entre la ville et son potentiel, entre le posthumain et l’obsolescence de l’homme. Il conçoit des dispositifs artistiques, des textes théoriques, des lieux. Il réalise de nombreuses installations vidéos, des pièces filmiques, sonores en France et à l’étranger.

 


18h-20h Projection dans le cube  Tadashi Kawamata Scheiterturm   Un film de Gilles Coudert
(2014 / 34 min. / Version originale – Sous-titres français & allemand)

 


Tadashi Kawamata a répondu à l’invitation du Kunstmuseum Thurgau situé au cœur de l’ancienne Chartreuse d’Ittingen en Suisse en construisant in situ avec des étudiants et des collaborateurs de la fondation une tour de neuf mètres de haut constituée de milliers de bûches de bois de chauffage provenant de la forêt du monastère. L’édification de cette « Tour de bûche » constitue à la fois une prouesse de stabilité et une expérience esthétique qui cristallise des questions fondamentales autour de l’art contemporain comme les notions d’usage ou de disparition.
Le film de Gilles Coudert nous donne à voir le processus de construction de cette œuvre collaborative mise au point avec l’architectecChristophe Scheidegger et restitue cette aventure au fil de témoignages des habitants, des étudiants, des organisateurs ainsi que des différents acteurs du projet et des réactions des visiteurs. © a.p.r.e.sproduction.

 

Tadashi Kawamata, Collective Folie
Un film de Gilles Coudert
(2013 / 30 min. / Version originale – Sous-titres français & anglais)

 

Ce film suit le processus de construction et de déconstruction d’une œuvre collaborative de Tadashi Kawamata installée dans le Parc de la Villette à Paris. Au fil de nombreux workshop avec des lycéens et volontaires, nous assistons à l’élévation d’une tour en bois d’une vingtaine de mètres faite de matériaux de récupération. Des témoignages et réactions des participants, des organisateurs et de la critique d’art Emmanuelle Lequeux nous livrent leur impressions et les enjeux de cette folie collective. © a.p.r.e.sproduction

 

 Tadashi Kawamata, Le passage des  chaises Un film de Gilles Coudert
 (1997 / 14 min. 30 / Version originale – Sous-titres français & anglais)

 

 Ce film présente l’installation de Tadashi Kawamata à la chapelle Saint-Louis de l’hôpital de la Salpêtrière à  Paris dans le cadre du Festival d’Automne. L’artiste japonais crée une œuvre éphémère  en forme de passage, réalisée à partir de chaises et de bancs d’église. © a.p.r.e.s production

 

 

 

 

 Vendredi 13 septembre

10H15  Conférence :  Exercices buissonniers par Damien Roger

 

 

Damien Roger Paysagiste dplg mû par une réelle vocation botanique, il reformule cet apprentissage transversal autour de multiples projets mettant en jeu des notions de site, d’usage, de territoire, de diversité.
Son travail a donné lieu à des projets de jardins, de parcs, de friches industrielles, de scénographies, de projets éditoriaux et d’expositions. Impliqué depuis 2012 dans la programmation de Glassbox à Paris, il accompagne la création émergente et associe architectes et paysagistes à des projets culturels.
Son agence Paludes est lauréate des AJAP 2018, les Albums des Jeunes Architectes et Paysagistes, décerné par le ministère de la culture.

 

10H15  Conférence :  La Nature sur écoute par Jérôme Sueur

 

Jérôme Sueur est écoacousticien et maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle. L’éco-acoustique est une nouvelle discipline qui vise à aborder les questions de recherche écologique à travers l’optique sonore. Jérôme Sueur utilise des enregistrements automatiques  pour la surveillance et  la description de populations,  de communautés et de paysages sonores.

 

10H15  Conférence :  Alumnis  : Juliette Bâcle, Anouk Maugein, Margaux Fontaine, Andrea de Busni, Morgan Couplan, Théophile Huau Armani

 

11H15 Conférence :  Spaceship Earth, Buckminster Fuller par Paul Marchesseau  et Marin Schaffner

 

Paul Marchesseau Architecte d’intérieur formé à l’école Camondo, dans laquelle il enseigne, Paul Marchesseau est co-fondateur de DANT (Design, Architecture et Nouvelle technologie), et de l’agence Paul Emilieu Studio à Paris.

Marin Schaffner est sociologue, ethnologue de formation et grand voyageur (Asie du sud-est, Afrique de l’Ouest et quatre coins de France). Il mène de nombreux projets de recherche, d’animation et d’écriture sur l’écologie, la pédagogie, les migrations et le handicap. Son livre d’entretiens paru en 2019, Un sol commun  : Lutter, habiter, penser, décrit en 20 entretiens la nouvelle scène française des pensées de l’écologie.

 

11H15 Conférence : Jeanine Abraham et Dirk Jan Rol : Créateurs à deux têtes par Elea Le Gangneux

 

 

Eléa Le Gangneux est chargée d’études et de recherche à l’INHA depuis octobre 2016 pour le domaine Histoire de l’art du XVIIIe au XXIe siècle. Elle s’intéresse à l’étude des Arts décoratifs français post 1950. Pour enrichir une réflexion sur l’histoire du mobilier du Second XXe siècle.

 

11H15 Conférence : Utopie frugale par François Champsaur

 

François Champsaur architecte d’intérieur et designer, diplômé de l’école supérieure des Beaux-Arts de Marseille et de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. En 1996, il fonde son agence au sein de laquelle il conjugue la conception de mobilier et la réalisation de projets en France et à l’étranger. En 2019 il est Président du Jury Design Parade archictecture intérieure Toulon et invité d’honneur avec l’exposition : Reprises des discussions naturelles.

 

12H15 Conférence :  L’Extérieur entre en scène par Mariame Clément

 

Mariame Clément est metteur en scène d’opéra. Elle signe sa première mise en scène en 2004 avec Il Signore Bruschino/Gianni Schicchi à l’opéra de Lausanne avec des décors et costumes de Julia Hansen. En 2016, elle a mis en scène à l’Opéra national du Rhin la création française du deuxième opéra de Wagner, Das Liebesverbot. En 2018, le même théâtre lui confie Barkouf, œuvre majeure d’Offenbach récemment redécouverte.Ses prochains projets la conduiront entre autres à Bregenz, Cologne, Madrid, Glyndebourne et Genève.

 

12H15  Conférence : Camille Fradet

 

Après une Licence de physique à l’Université de Versailles Saint-Quentin et une Licence de sciences de l’ingénieur à l’Université de Pierre et Marie Curie, Camille Fradet a soutenu un Master de mécatronique pour la réhabilitation. Elle prépare actuellement une thèse consacrée à l’approche biomécanique de l’information haptique propagée dans les tissus lors du toucher fin.

 

12H15 Conférence : Mesures de l’Univers par Claude Courtecuisse et Marie-Christine Angonin

 

Claude Courtecuisse est designer et plasticien. Ses oeuvres ont été exposées et acquises par le Centre Pompidou, le musée des Arts décoratifs, le musée d’Art moderne de Villeneuve-d’Ascq. Il a été directeur de l’école Camondo en bibôme avec Dominique Averland 1992 à 1993. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels  Détours d’Objets  (Isthme éditions, 2005),  Dis-moi le design  (Contributions d’Anne de Boissieux, Isthme éditions, 2004).

Marie-Christine Angonin est normalienne, agrégée en physique et docteure en astrophysique. Elle est Professeure à Sorbonne Université et effectue ses recherches au sein du Laboratoire Systèmes de Référence Temps-Espace (SYRTE). Elle travaille sur les applications de la relativité générale en lien avec des expériences ou des observations comme le GPS, les tirs Laser-Lune ou les interféromètres à atomes froids. Elle est Vice-Présidente de l’Observatoire de Paris .

 

 

 

12H30-13h30 Projection : Tercera estació Un film de Gilles Coudert  & Sébastien  Pluot
(2002 / 52 min. / Version originale – Sous-titres français & anglais)

Documentaire retraçant l’intervention pérenne  de l’artiste Fabrice Hybert sur les  plaques des rues du village, l’intervention temporaire  de l’architecte Hans-Walter Müller  avec le village gonflable et l’intervention éphémère  du chorégraphe Marco Berrettini  et de la compagnie de danse Melkprod, dans le cadre  du projet « tercera estació », dans  le village de Benifallet en Catalogne (Espagne) organisé par Gilles Coudert et Betty Bui. © a.p.r.e.s production

 

14H30 Conférence /Performance musicale :  Eloge de la fuite par Laurent Jeanneau

 

Laurent Jeanneau est un faux ethnomusicoloque et compositeur. Depuis 1990, il a sillonné le monde puis s est concentre a partir de 1999 pour documenter les traditions locales de musiques de minorités ethniques d Asie du sud-est dont la culture est menacée par la modernisation. Son label Kink Gong est un vaste catalogue de ces musiques, ainsi que ses propres créations constituées entre autres à partir de ces matériaux sonores. kinkgong.net

 

 

14H30 Conférence  :  par Samuel Tomatis

 

Samuel Tomatis est diplômé de l’ENSCI. Ambassadeur d’un travail sur les algues dans le monde du design contemporain, il est finaliste des Audi Talents en 2017. La même année, il est lauréat de la bourse Agora. En 2019, il entre en résidence aux Ateliers de Paris. En parallèle, son travail est exposé à La Fabrique du Vivant au Centre Pompidou. Certaines de ses pièces entrent en collection dans le musée. Finaliste de la 14e édition de la Design Parade, il expose son projet Alga à la Villa Noailles en 2019.

 

14H30 Conférence  : par Hans Walter Muller

 

Hans Walter Muller est ingénieur et architecte, il construit une œuvre architecturale avec les matériaux de son temps : la lumière artificielle, l’image projetée, la matière plastique, les moteurs électriques, au service d’une « architecture du mouvement« . Il est le créateur des « Gonflables », constructions à structure de plastique et mises en tension par l’air sous pression. Hans-Walter Müller habite dans une maison gonflable1 depuis 1971. Il a collaboré avec des artistes comme Jean Dubuffet, Salvador Dalí ou Maurice Béjart.

 

 

 

16H30 Conférence de Clôture par Tadashi Kawamata avec Gilles Coudert

 

Tadashi Kawamata est un artiste qui a réalisé des œuvres architecturales in situ dans le monde entier. Professeur à l’Ecole des beaux-arts de Paris. Le travail de Kawamata porte une réflexion sur l’espace architectural, urbain ou encore paysagé en tant que produit et contexte social. Une étude attentive des relations humaines qui l’ont défini, ainsi que des modes de vie qui en découlent, lui permettent chaque fois de déterminer progressivement la nature de son projet. Ses œuvres, le plus souvent éphémères, sont généralement réalisées en bois, parfois sous forme de matériaux de récupération issus d’un environnement immédiat.

Gilles Coudert auteur-réalisateur et producteur de films documentaires fonde la société de production et d’édition a.p.r.e.s en 2000. Depuis plus de 30 ans, il accompagne, documente et analyse la création contemporaine. Il a produit et réalisé de nombreux films autour des arts plastiques et de l’architecture et a collaboré avec Pierre-André Boutang au magazine culturel « Métropolis » sur la chaîne franco-allemande ARTE. Il participe activement à des projets et manifestations artistiques ou architecturales en tant que conseiller ou organisateur (L’estacio, Catalogne, Espagne, 1999-2005) et documente régulièrement les projets d’artistes tel que Tadashi Kawamata ou Hans Walter Müller. Aux Éditions a.p.r.e.s, il assure la direction artistique de plusieurs collections de DVD et de livres-DVD  autour de la création contemporaine.

 

 

 

 

 

 

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